TAM 3 – Projet d’évolution des dispositifs d’entraide et d’organisation en réseau des activité
Le projet TAM 3 vise à transformer l’organisation des activités médicales en remplaçant les dispositifs d’entraide temporaire et pérenne mis en place lors de la transformation précédente par un modèle plus autonome et structuré. L’objectif est de renforcer l’autonomie des caisses primaires sur leurs activités socles comme le CEPRA, tout en créant trois plateaux nationaux PHARE pour gérer les besoins ponctuels à distance. Les entraides régionales actuelles évolueront progressivement vers des pôles de travail en réseau (TRAM) pour les activités nécessitant une mutualisation, tels que le grand appareillage, les C2RMP et les CMRA. Une enveloppe dédiée d’emplois médicaux sera allouée aux organismes les plus dépendants pour faciliter leur montée en compétence et leur autonomie.
Cette transition s’étendra de mi-2026 à fin 2027, avec une phase de préparation et de lancement des premiers dispositifs cette année, suivie d’une structuration opérationnelle l’année suivante. Le dispositif prévoit également la possibilité de mutualisations locales d’initiative libre pour certaines activités comme la lutte contre la fraude ou l’accompagnement des offreurs de soins. Cette évolution cherche à réduire les interdépendances complexes entre organismes et à harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire national. La gestion des ALD restera prioritairement locale tandis que les convocations physiques ne seront pas intégrées aux plateaux nationaux. Le pilotage de ces travaux régionaux sera assuré par les directeurs « transformation » désignés dans chaque région. Cette réforme s’inscrit dans la continuité des phases TAM 1 et TAM 2 pour consolider l’intégration des services médicaux au sein des caisses.
Trois pôles d’entraide PHARE sont notamment prévus. Les difficultés logistiques, les ressources disponibles, l’harmonisation des pratiques et les impacts métiers doivent être objectivés. Certaines activités « hors TRAM » pourront tout de même faire l’objet de mutualisation au cas par cas dans la région.
PRADO Processus d’accompagnement
Le projet de recentrage du dispositif PRADO de l’Assurance Maladie dans les Alpes-Maritimes, visant à concentrer les efforts sur les pathologies cardiovasculaires et artérielles (MCVA) et les publics fragiles d’ici janvier 2027. Cette évolution stratégique s’inscrit dans une logique nationale de désengagement progressif des volets maternité, chirurgie et personnes âgées, au profit de solutions de droit commun comme la Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie ou les Dispositifs d’Appui à la Coordination. En conséquence, l’activité du service devrait continuer à diminuer, passée de 9 222 adhésions en 2022 à 3 900 en 2025, avec une poursuite de cette baisse au premier semestre 2026. Sur les douze Conseillères Assurance Maladie (CAM) actuels, quatre seront maintenus pour les MCVA tandis que huit devront être repositionnées vers d’autres fonctions au sein de l’organisme.
Le projet prévoit un accompagnement RH complet incluant des entretiens exploratoires, des immersions et des formations pour faciliter cette mobilité interne vers des métiers liés à l’accompagnement des assurés ou aux relations avec les professionnels de santé. Une compensation financière spécifique est proposée pour la perte de la prime d’accueil physique itinérante liée au changement de statut. Le calendrier prévisionnel fixe l’arrêt définitif des volets concernés fin 2027, après validation par le CSE et réalisation d’un diagnostic territorial confirmant la maturité des relais locaux. Cette transformation modifie les contrats de travail nécessitant des avenants signés par les salariés concernés, tout en intégrant des mesures de prévention des risques psychosociaux. L’impact environnemental est également positif, la réduction des déplacements itinérants devant contribuer à la baisse de l’empreinte carbone de l’organisme. La réussite du projet repose sur une articulation fine entre les besoins de l’employeur et les aspirations professionnelles des agents.
La décision de la CNAM de convertir en points la prime de 15 % est une mesure que nous ne pouvons que saluer, cependant, elle impactera directement l’enveloppe RMPP des prochaines promotions puisque la CNAM a refusé d’accorder une rallonge pour accompagner cette modification des missions des CPAM.
Stratégie de services – volet accueil physique
La nouvelle stratégie de service dédiée à l’accueil physique est déclinée dans l’ensemble des CPAM de France. Elle est articulée autour de cinq ambitions majeures : améliorer l’accessibilité, harmoniser l’offre sur un socle commun, rénover la stratégie immobilière, s’articuler avec les réseaux France Services et préparer l’accueil de demain. Le dispositif repose sur la définition d’un « service socle » comprenant cinq prestations obligatoires telles que le dépôt de pièces, l’accès aux espaces numériques, la proposition de rendez-vous variés incluant des urgences, et l’entrée dans le dispositif Angela pour les victimes de violences.
La stratégie distingue trois niveaux de structures (agences, points d’accueil, permanences) tout en maintenant le maillage territorial et en privilégiant des rendez-vous téléphoniques conclusifs plutôt que des appels préparatoires systématiques. Des services élargis sont prévus, notamment la prévention, les premiers secours en santé mentale et la segmentation des assurés pour adapter la prise en charge. Les bornes multiservices seront progressivement retirées début 2027 au profit de télé-bornes pour la mise à jour autonome de la Carte Vitale. À court terme, des actions concrètes incluent la formation des agents, l’alignement de l’offre sur le réseau national et l’évaluation qualitative des rendez-vous. À moyen et long terme, le projet vise à redéfinir le parcours usager, renforcer la sécurité des espaces et réfléchir à une stratégie inter-branches avec la CNAF. Cette transformation nécessite une refonte des supports visuels et une adaptation des compétences du personnel d’accueil.
MAJ. Les assurés pourront bien déposer des dossiers lors de rendez-vous, la CFE CGC espère que le nombre de créneaux urgents sera assez suffisant pour absorber les besoins.
Note sur la politique environnementale
La politique environnementale de la CPAM des Alpes-Maritimes, est soumise à la loi « Climat et Résilience ». La démarche de transition écologique engagée par l’organisme, incluant sa gouvernance locale, la cartographie des risques climatiques et les actions d’acculturation des équipes a été détaillée. La stratégie s’inscrit dans la trajectoire nationale visant la neutralité carbone à l’horizon 2050 et fixe des objectifs spécifiques à 2027. Le rapport expose le Bilan Carbone® réalisé selon la méthode ABC ainsi que les principales actions conduites durant l’année 2025. Un plan de transition est défini pour inscrire durablement la caisse dans une trajectoire compatible avec la lutte contre le changement climatique, avec un objectif de décarbonation de 25 % d’ici 2030.
Le rapport de durabilité 2025 de la CPAM des Alpes-Maritimes révèle une émission de 3 811 tonnes équivalent CO₂, soit une baisse de 0,7 % par rapport à 2024, insuffisante face à l’objectif annuel de réduction de 5 %. Les principaux postes émetteurs sont les mobilités (24 %), la gestion des bâtiments (19,5 %) et les achats (23,5 %). Pour atteindre une décarbonation de 25 % d’ici 2030, la caisse déploie un plan de transition incluant le développement du télétravail, le verdissement de la flotte automobile et la rationalisation des surfaces immobilières. Des actions concrètes ont déjà permis d’éviter 114 tonnes de CO₂ grâce au télétravail et de réduire les dépenses de gardiennage. La stratégie s’appuie sur une gouvernance structurée avec des ambassadeurs écologiques et des outils de pilotage comme PERL’S et Power BI. Le numérique responsable et la biodiversité font également l’objet d’initiatives spécifiques, telles que le recyclage des serveurs et des conventions avec la LPO. Cette démarche intègre à la fois le rôle d’employeur et celui de régulateur du système de santé pour agir sur l’ensemble de la chaîne de valeur. La trajectoire vise à aligner les pratiques locales sur les engagements nationaux de neutralité carbone à l’horizon 2050.
La lutte contre le changement climatique passera par l’investissement et les modifications immobilières en préparation (changement des fenêtres, renouvellement des installations de chauffage et climatisation des bureaux, installation de panneaux photo voltaïques…) Sans ces investissements, il sera compliqué d’atteindre des objectifs ambitieux mais nécessaires.
Mise en place de l’application DESINAT
La CPAM des Alpes-Maritimes déploie l’application nationale DESINAT pour remplacer l’outil obsolète HADES et moderniser la gestion des délégations de signature. Ce projet, piloté par la CNAM, vise à sécuriser juridiquement les circuits, à garantir leur traçabilité et à automatiser le lien avec les profils métiers Passeport. L’outil centralise les processus d’attribution, de validation et de retrait des délégations via une interface numérique intuitive accessible aux différents acteurs concernés. Bien que la version actuelle ne concerne que les délégations du Directeur Général et du Directeur Comptable et Financier, elle permet déjà de dématérialiser entièrement le circuit de signature.
La mise en œuvre inclut la formation des utilisateurs, la mise à jour des instructions internes et le décommissionnement des solutions locales existantes. Le déploiement s’inscrit dans le cadre du projet TAM 2 et répond aux nouvelles exigences réglementaires en matière de responsabilité financière des gestionnaires publics. Une phase préparatoire est prévue au quatrième trimestre 2026 avant que l’application ne devienne opposable à la fin de l’année. Cette transition renforce la conformité juridique tout en simplifiant les démarches administratives pour les agents et les managers.
Volontariat pour la promotion e santé
La CPAM des Alpes-Maritimes propose de créer une communauté d’« Ambassadeurs e-santé » sur la base du volontariat pour améliorer la promotion des outils numériques auprès des assurés. Ce dispositif vise à combler un retard significatif dans l’activation de Mon Espace Santé (36,5 % contre 48 % visés) et de l’application Carte Vitale (10 %). Les salariés sélectionnés, après entretien, interviendront ponctuellement lors d’événements extérieurs, chez les professionnels de santé ou en entreprise, en complément de leurs missions principales. Une mobilisation minimale de deux fois par mois est requise pour garantir l’efficacité de la formation reçue.
Ces ambassadeurs seront pilotés par le manager des Chargés de promotion et bénéficieront de modules e-learning ainsi que de réunions mensuelles de suivi. Des véhicules de service et des paniers repas pourront être mis à disposition lors des interventions extérieures. L’objectif est de renforcer l’agilité de l’organisme pour atteindre les cibles nationales fixées au 31 décembre 2026. Le dispositif sera évalué après un an pour déterminer sa pérennisation future. Cette initiative complète le rôle d’ambassadeur déjà exercé naturellement par les agents d’accueil.
Bilan des astreintes 2025
Le bilan des astreintes 2025 de la CPAM des Alpes-Maritimes recense six périodes d’astreinte réalisées entre mars et décembre 2025, pour un total de 55 heures. Ces dispositifs ont donné lieu à cinq interventions à domicile d’une durée globale d’1h30. Quatre agents du service Informatique ont été mobilisés. Ce récapitulatif annuel répond à l’obligation de l’article 7 de l’accord local du 31 août 2020 encadrant le régime d’astreinte, dont l’objectif est de garantir la continuité du service public en cas de situation d’urgence.
Délégué Syndical, CFE-CGC, CPAM06
Référent fédéral IA
Membre du groupe confédéral IA
En savoir plus sur L'ECRAN CFE-CGC / CPAM06
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