Verum ipso factum. Le vrai, c’est le fait. C’est à l’aune de ce qui apparait que nous constatons la vraie nature de la transposition des emplois non repérés : loin du texte, loin de l’équité, loin de l’objectivité annoncée.
Encore une fois, l’UCANSS cuisine un plat, sans respecter sa propre recette, sans respecter ses employés. Disons-le clairement : les organismes locaux ne sont pas à blâmer. C’est l’UCANSS qui ne veut pas de la méthode et de l’objectivité qu’elle a promue.
Partout en France, les délégués syndicaux CFE CGC constatent les mêmes résultats : les emplois non repérés sont servis à leurs niveaux actuels. Peu importe que votre métier soit majoritairement mieux évalué ailleurs, que la grille de transposition vous amène à un deux ou trois niveaux supplémentaires, ou que les caisses nationales vous préconisent bien plus haut, l’UCANSS a fermé la porte à toute normalisation dans le réseau malgré sa grille d’évaluation qui n’aura donc existé que pour la forme, malgré le guide de la classification (un michelin à ne pas suivre), malgré les ingrédients affichés…
C’était de l’esbroufe. La seule consigne est donc de ne surtout pas saler la facture d’une classification sans moyens suffisants. On nous promettait du fait maison, on a de la conserve.
L’UCANSS ne veut pas d’emplois repérés localement à leurs justes niveaux
Plus que l’idée même d’une classification nationale, c’est le texte négocié qui est dévoyé. Le même plat étant passé dans toutes les cuisines, il ne fait aucun doute que ce sont là bien les instructions données. La fédération signataire, seule, du texte, avait pourtant fait publicité de la méthode objective de positionnement des emplois non repérés. Elle indiquait : « Ainsi, des salarié.e.s ayant un même métier/emploi avec les mêmes activités seront positionné.e.s sur le même niveau quel que soit leur organisme ».
La promesse était là, les serveurs bien en rang, le plat servi est indigeste…
Si les organismes locaux veulent rattraper le positionnement de certains emplois pour les faire correspondre aux moyennes du réseau, ils devront le faire sur les enveloppes RMPP : c’est-à-dire sur les promos. En contradiction totale avec les préconisations officielles du guide de l’UCANSS (article 3.1.4). Seule consolation, l’application de la règle des 105 % qui donnera des augmentations de salaire. Mais quand, et pour qui ? L’enveloppe étant ce qu’elle est, limitée à 1,5 % de la RMPP…
Un plan pluriannuel local
La CFE-CGC, demande donc à ce que la direction engage une réflexion, négociée localement, sur un plan pluriannuel, avec pour objectif, d’amener les métiers les plus éloignés des préconisations nationales, vers les niveaux de reconnaissance qu’ils méritent.
D’ici là, il y aura donc quelques agents et cadres repérés nationalement, qui auront festoyé (tant mieux pour eux) et d’autres, les plus nombreux, qui iront, l’amertume en bouche, dépenser leurs trois points mensuels chez macdo un soir par mois.
Alors, cette classification, vous la trouvez comment ? Pas top chef !
En savoir plus sur L'ECRAN CFE-CGC / CPAM06
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


