Négociation mobilités durables : un enjeu concret

Après quelques semaines de repos forcé, votre section CFE-CGC repart de l’avant. Avec le printemps, viennent deux actualités :

 

  • La négociation de branche sur la classification qui patine au démarrage et nous ne manquerons pas de vous tenir informés.
  • La négociation locale sur les mobilités durables qui va débuter la semaine prochaine
 

Le 16 mars 1978, quelques jours avant mon quatrième anniversaire, l’amoco cadiz s’éventrait sur les roches de Men Goulven en face de Portsall commune de Ploudalmézeau, mes origines. Dans les jours qui ont suivi, 227 000 tonnes de pétrole lourd ont été vomies et se sont répandues sur des centaines de kilomètres de côtes.

 

Deux jours après, un samedi, j’ai vu avec mon grand-père, les côtes souillées, la mer épaisse, éteinte, un sinistre velour opaque et sans vie. Les oiseaux y mourraient, les gens pleuraient. Les seaux et pelles n’avaient qu’un nom : désespoir. De cette sidération, de ce désastre, de nombreux bretons ont fait le point de départ d’une réflexion sur le changement, le besoin d’une écologie active. La combat légal a commencé, la nature l’a emporté. Une victoire locale mais une victoire néanmoins.

 

Si cette histoire m’est personnelle, il n’y a pas un militant de votre section CFE CGC, qui n’a pas en lui sa propre conscience de la nécessité du changement. Mais celui-ci se construit, se réfléchit, s’établit dans le temps.

 

Une écologie positive

 

Le réchauffement climatique n’est pas une lubie, un attrape-nigaud, un faux nez extrémiste. C’est une réalité scientifique et, conséquence parmi tant d’autres, les épisodes méditerranéens de plus en plus puissants se succéderont de plus en plus souvent. Les drames de la tempête Alex sont destinés à se reproduire. Les rapports du GIEC sont particulièrement alarmants et n’appellent pas à l’optimisme.

 

Mais ils appellent aussi à agir à tous les niveaux pour limiter les dégâts. Et ce n’est pas parce qu’une mesure pour le climat met 20 ans à produire ses effets, qu’il ne faut rien faire.

 

La Sécurité Sociale s’est engagée dans le cadre de sa responsabilité sociétale à agir en faveur d’une écologie positive. La Loi d’orientation des mobilités permet de mettre en place des mesures incitatives.

 

Engagement de la direction

 

Par ses choix incitatifs, la direction de la CPAM des Alpes-Maritimes agit en faveur de l’écologie et nous ne saurons que l’en remercier.

Pour favoriser les transports dits « à mobilité́ douce », les employeurs ont la possibilité́ de prendre en charge une partie des frais de trajets des salariés qui se rendent au travail en utilisant les modes de déplacement suivants :

  • le vélo, avec ou sans assistance électrique,
  • le covoiturage en tant que conducteur ou passager,
  • les transports publics de personnes (autres que ceux concernés par la prise en charge obligatoire des frais d’abonnement),
  • les autres services de mobilité partagée.
 

La prise en charge peut s’effectuer sous forme de forfait ou en frais réels. Il est évident que l’impact écologique est plus conséquent lorsque le FMD est versé sur justificatifs en frais réels. Néanmoins, un forfait versé à partir d’un nombre minimal de transports est une solution incitative, accessible à tous, qui rend du pouvoir d’achat aux travailleurs.

 

Aussi la CFE-CGC revendique dans le cadre de cette négociation :

 

  • Prise en charge de l’abonnement aux transports en commun ou de vélo à hauteur de 75 %
  • Mise en place du Forfait Mobilité Durable avec le plafond maximal de 700 € (si cumul avec un abonnement transport, la somme maximale s’élèverait à 800 €)
  • Installation de 20 bornes de recharges d’une puissance de 11kw pour véhicules électriques (mode 2) dont une sur les places PMR sur le site de Pessicart. Nous souhaitons également que des bornes soient installées dans les parkings des sites extérieurs. Par soucis d’équité avec les agents ne disposant pas de véhicule électrique, la CFE CGC ne demande pas que ces dispositifs soient mis à disposition gratuitement mais pense néanmoins que le coût doit être incitatif. Le duopole énergétique mondial charbon pétrole doit cesser. Et le marché peut y mener.
 

Mais nous avons également d’autres propositions écologiques :

  • Cesser la tonte à ras de l’ensemble du site de pessicart pour ne garder accessibles que les cheminements et le pourtour des tables de pique-nique. Des herbes plus hautes, des végétaux diversifiés sont favorables à la biodiversité, à la capture du carbone et au rafraîchissement.
  • Aménagement d’une voile d’ombre au-dessus du patio du chagall, véritable puits de chaleur en été.
  • Etude (dont nous pensons qu’elle est en cours ou sur le point de débuter) sur l’impact énergétique des fenêtres du site de pessicart.
 

Enfin, je vous invite à lire la charte sur le développement durable de la CFE-CGC pour en savoir plus sur nos engagements.

À propos de l’auteur : Arnaud

Délégué Syndical, CFE-CGC, CPAM06
Référent fédéral IA
Membre du groupe confédéral IA


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