Edito : spécial pouvoir d’achat

Le problème, c'est la volonté ministérielle

Nous l’écrivions en novembre 2022, l’utilisation de la valeur du point comme un levier d’économie tue le mérite. Si la seul moyen pour un salarié de maintenir son pouvoir d’achat, est l’obtention d’un développement, mécaniquement, humainement, , ne serait-ce que pour maintenir la paix sociale, cette considération entrera logiquement en ligne de compte dans l’attribution des mesures salariales, ne serait-ce que pour maintenir la paix sociale.

 

A son arrivée de M. Plattet, a instauré une politique de gestion de l’enveloppe des promotions dans la continuité de laquelle s’est inscrite Mme Martin. Il s’agit d’optimiser au mieux des ressources pour que chaque point investi ait le meilleur impact possible en terme de RMPP tout en respectant au mieux les considération d’équité sociale, d’égalité hommes et femmes, ou encore le fléchages de certains emplois. Un exercice d’équilibrisme qui, s’il ne peut tout corriger les années précédentes, amène à considérer que, au-delà du choix des personnes, fait au mieux du possible.

 

Cette politique est présentée chaque année au CSE et rencontre généralement l’approbation des organisations syndicales y ayant des membres élus.

 

Le problème réside essentiellement dans l’enveloppe RMPP disponible et plus précisément le cadrage ministériel, véritable garrot.

 

Classiquement, systématiquement, l’UCANSS répond aux représentant des salariés que les augmentation sont liées à la décision du ministère et montre en contrepoint, l’évolution de la valeur du point d’indice des fonctionnaires d’Etat, qui bénéficient de primes auxquelles nous ne pouvons prétendre. Par exemple liée à la situation familiale : 10,67 euros + 3 % du brut si deux enfants et un conjoint n’étant pas fonctionnaire.

 

L’autorité de tutelle, paupérise les salariés de la sécurité sociale. Avec une classification des emplois et des compétences ne laissant plus que deux niveaux au-dessus du smic, avec trop de salariés bénéficiant de la prime pour l‘emploi, avec de plus en plus de cadres dont la rémunération stagne… il ne faut pas s’étonner que la confiance et l’amour du métier ne suffisent plus à maintenir les compétences dans l’emploi, à limiter le turn-over, à attirer les talents.

 

On encourage la mobilité isoniveau mais ceci n’apporte que de la stagnation. A quoi sert la prise de compétences ou de responsabilités si le gain au final est si faible ?  Seul l’attribution d’un parcours est, rappelons-le, un véritable gain de pouvoir d’achat. Tout le reste n’est que compensation.

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À propos de l’auteur : Arnaud

Délégué Syndical, CFE-CGC, CPAM06
Référent fédéral IA
Membre du groupe confédéral IA

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