Révoltant, ignoble… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire une conséquence particulièrement inhumaine de l’accord de classification (mais qui a signé ça ???). Il prévoit en effet que le bénéfice de la prime de 3 x 14 points pour l’année 2024 soit attribué « au titre du contrat de travail en cours au premier jour ouvré du mois suivant la date de signature (…) et calculée proportionnellement à l’horaire de travail du salarié à cette même date ».
Cette formulation a ainsi quelques effets particulièrement gênants pour une organisation comme la Sécurité Sociale. L’UCANSS, toujours elle mais répondant très probablement aux ordres d’un Comex suivant les instructions du ministère de tutelle (pourrait-il en être autrement), exclue donc du dispositif des personnes étant en absence sans solde ce jour-là, y compris pour l’accompagnement d’une personne en fin de vie (hors dispositif spécifique il semblerait).
Peu importe si l’agent est au travail la veille ou le lendemain, peu importe la raison, le fait d’être en absence non rémunérée est suffisant pour vous priver de cette maigre prime.
Le choix du temps partiel est aussi problématique. Une personne débutant un temps partiel en décembre, même s’il était à temps plein les 11 premiers mois de l’année, verra sa prime proratisée à hauteur de son nouveau contrat.
Ce qui aurait dû être une précaution pour limiter l’attribution de la prime aux effectifs de l’AM en 2024, est devenu une source d’économie, de bouts de chandelles, particulièrement affligeante. Une vraie honte pour ceux qui ont créé ce mécanisme, et ceux qui l’ont validé.
La CFE-CGC, s’engage, si un tel cas devait nous être signalé, à porter le dossier auprès de notre direction pour demander le versement d’une prime exceptionnelle équivalente.
En savoir plus sur L'ECRAN CFE-CGC / CPAM06
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


